«Valeurs actuelles», le cabinet noir de la droite dure

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La droitisation du débat politique et de la société n’est pas la seule explication au succès de Valeurs actuelles, fruit d’une stratégie tenant plus du marketing que du journalisme.

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Tous les mardis ou mercredis, c’est le même rituel sur Twitter. Un hebdomadaire balance en exclu sa Une du lendemain, et comme un seul homme, Twitter se lève pour dénoncer le racisme, le machisme ou l’islamophobie de ladite couverture. Une belle opération de promotion virale pour le magazine, qui écorne un peu son image mais s’assure de bonnes ventes. Traditionnellement, cette place était tenue par L’Express (“Le vrai coût de l’immigration”, ou, sur Hollande : “Ces femmes qui lui gâchent la vie”) et Le Point (“Cet islam sans gêne”, “Le spectre islamiste”). Mais depuis quelques mois, c’est un journal dont on avait presque oublié l’existence qui défraie la chronique : Valeurs actuelles, au cœur de la polémique après sa Une nauséabonde sur Christiane Taubira.