Face au suicide d’une pompière de 23 ans, «l’organisation du déni»

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En avril 2016, Lauriane A. s’est pendue à l’extérieur du centre de formation des pompiers du Maine-et-Loire. Elle venait de subir une sanction qui allait mettre fin à sa carrière. Depuis, sa famille et la CGT bataillent tous azimuts pour faire reconnaître la responsabilité de son employeur, qui dépend directement du département. Face à eux, un mur.

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Dans la nuit du 19 au 20 avril 2016, Lauriane A. a grimpé sur une échelle à une dizaine de mètres de hauteur et s’est pendue à une branche, avec le ceinturon de sa tenue. La jeune femme de 23 ans était pompière professionnelle. Recrutée moins de quatre mois plus tôt par le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de Maine-et-Loire, elle n’était pas encore titularisée définitivement : elle devait valider une « formation initiale » de trois mois en internat à l’École départementale d’incendie et de secours, à Feneu (située à une quinzaine de kilomètres au nord d’Angers), puis terminer sa première année, dite de stage.