Zone euro: l'inculpation qui aggrave la crise

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Le retrait forcé du socialiste français, allié du premier ministre Georges Papandréou, complique encore la crise grecque et la survie de la zone euro. A la veille d'une réunion de l'Eurogroupe, lundi à Bruxelles, décisive pour une éventuelle rallonge de l'aide à la Grèce.

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La réaction d'Athènes n'a pas tardé: «La Grèce continue sans problème l'application du programme de redressement de l'économie pour faire sortir le pays de la crise», a déclaré le porte-parole du gouvernement grec, Georges Pétalotis, dimanche en début d'après-midi à l'AFP. «Ce n'est pas une affaire de personnes. Mais bien une configuration institutionnelle», a-t-il ajouté. L'optimisme à tout crin de l'exécutif grec n'a convaincu aucun observateur.
Car, au-delà des formules convenues, qui visent avant tout à rassurer les marchés, l'inculpation de Dominique Strauss-Kahn arrive au plus mauvais moment pour Athènes. Le retrait forcé du socialiste français, allié du premier ministre Georges Papandréou, complique encore un peu plus la crise grecque et, par ricochet, la survie de la zone euro. Elle rajoute une grosse dose d'incertitude à une situation à l'issue déjà très délicate. C'est «un désastre», lâche une source interne au Fonds monétaire international (FMI) contactée par The Economist.