Loi sur le travail: notre dossier Analyse

Italie: l’envers du «Jobs Act» de Matteo Renzi

La réforme du travail faite par le premier ministre italien a été imposée à la hussarde. Elle est surtout un instrument de communication pour Renzi, son impact sur la création d'emplois étant contesté.

Mathilde Auvillain

16 mars 2016 à 18h59

La lecture des articles est réservée aux abonné·e·s. Se connecter

Rome (correspondance).-  Toute ressemblance avec la situation française n’a désormais plus lieu d’être. La réforme du marché du travail menée par le gouvernement français a semblé s’inspirer dans un premier temps de la méthode Renzi appliquée en Italie pour mettre en œuvre son « Jobs Act ». Une mesure d’inspiration libérale, un passage en force législatif, et une hostilité du peuple de gauche balayée par le premier ministre italien. Et si le pouvoir élu par la gauche en France semble finalement diverger quant à la méthode, il n’est pas inintéressant de dresser, avec le recul, un premier bilan de la réforme Renzi, dont les similarités idéologiques et communicationnelles avec Manuel Valls ont déjà été soulignées à maintes reprises. À la différence que l’un, partageant le pouvoir avec le président, n’a pas les mains aussi libres que l’autre.

Abonnement mediapart

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Aujourd’hui sur Mediapart

France — Reportage
par Ellen Salvi
France — Enquête
par Lénaïg Bredoux, Ilyes Ramdani et Antton Rouget
Voir la Une du Journal

À ne pas manquer

Médias
Couvrir l’extrême droite, affronter la violence politique
Travailler et enquêter sur l’extrême droite en France, c’est s’exposer à des menaces, du cyberharcèlement, des insultes et du dénigrement. Et dans un milieu très masculiniste, être une journaliste femme est un facteur aggravant. Dénoncer ce déferlement de haine par la voie de l’interpellation ou le canal judiciaire n’a rien d’évident.
par Mathilde Goanec et David Perrotin
Gauche(s) — Analyse
Programme présidentiel de Mélenchon : ce qui change, ce qui demeure
Réactualisé à l’aune du quinquennat écoulé, « L’Avenir en commun » est débarrassé des points qui avaient le plus fait polémique en 2017, comme l’hypothèse d’une sortie de l’Union européenne. Pour le reste, la continuité domine : VIe République, planification écologique et partage des richesses.
par Fabien Escalona et Pauline Graulle
Nucléaire — Enquête
Centrale nucléaire de Tricastin : des dissimulations en cascade
Dans l’affaire du lanceur d’alerte de la centrale du Tricastin qui porte plainte contre EDF, de nouveaux éléments consultés par Mediapart révèlent que l’Autorité de sûreté du nucléaire connaissait depuis longtemps le problème. Selon un document interne, EDF a menti et l’autorité de sûreté également dans sa communication publique.
par Jade Lindgaard
Dossier. L’affaire Kohler — Enquête
La note qui relance l’affaire Kohler
La Sfil, une discrète banque publique qui assure les financements des bateaux achetés en France par le groupe MSC, s’est réjouie en 2020 de bénéficier du « soutien » du secrétaire général de l’Élysée. Ce dernier a des liens familiaux avec les Aponte, les principaux actionnaires de MSC.
par Martine Orange

Nos émissions