Un régulateur bancaire européen prend la direction d’un lobby financier

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La finance semble manifestement étrangère à toute notion de conflit d’intérêts. Après l’arrivée d’un lobbyiste à la tête de l’autorité de régulation bancaire européenne, le numéro deux de cette même autorité de régulation part pour prendre la direction d’un des plus puissants lobbies financiers. La capture des institutions continue.

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Le conflit d’intérêts est manifestement une notion qui ne concerne pas la finance et le monde de la régulation financière. En février, l’autorité bancaire européenne (European Banking Authority – EBA), chargée de superviser l’ensemble du système bancaire européen, n’avait vu aucun problème à désigner l’Espagnol José Manuel Campa, ancien lobbyiste à la banque Santander, comme président pendant cinq ans. Aujourd’hui, on assiste au mouvement inverse : le numéro deux de l’EBA, Adam Farkas, passe avec armes et bagages à l’association des marchés financiers en Europe (AFME), un des plus puissants lobbies financiers. L’association a confirmé ce mardi 17 septembre l’avoir nommé comme directeur exécutif. Sans que cela soulève la moindre difficulté.