Le naufrage de Natixis, à la manière des emprunts russes

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BPCE lance une OPA sur sa filiale Natixis pour la retirer de la Bourse. C’est l’épilogue d’un naufrage bancaire prévisible depuis 2006, qui a spolié des millions d’épargnants. Le tribunal correctionnel de Paris doit rendre le 24 juin son jugement sur la banque, poursuivie pour diffusion d’information fausse ou trompeuse.

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Au premier examen, on pourrait penser que l’OPA lancée par le groupe bancaire BPCE sur sa filiale Natixis, dans le but de porter son contrôle de 70,3 % à 100 % du capital, et donc de sortir sa filiale de la Bourse, n’intéressera que le microcosme des boursicoteurs. Erreur ! C’est bien plutôt l’épilogue d’un désastre bancaire révélateur qui mérite d’être examiné de près, pour au moins deux raisons.