Libre-échange: l’avenir du CETA toujours suspendu au veto de la Wallonie

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Revers dans le processus de ratification de l’accord de libre-échange avec le Canada : les 28 ministres du commerce réunis mardi à Luxembourg n’ont pas pu donner leur feu vert.

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La mise en garde avait marqué les esprits à Bruxelles. Si les Européens ne parviennent pas à ratifier le CETA, l’accord de libre-échange avec le Canada, c’est l’ensemble de la politique commerciale de l’UE qui se trouvera « à deux doigts de s'effondrer », avait prévenu cet été Jean-Luc Demarty, le patron de la « DG trade », les services de la Commission spécialisés dans les questions commerciales. L’exécutif européen en est persuadé – et Édouard Bourcieu, l’un de ses représentants en France, l’a encore répété dans le débat organisé par Mediapart : le CETA est le meilleur accord que la Commission ait jamais négocié.

Il faut garder ces propos en tête pour comprendre l’importance de ce qui s’est joué mardi à Luxembourg. Les ministres du commerce extérieur des 28 devaient se voir pour donner leur feu vert au CETA, à l’approche d’un éventuel sommet UE-Canada le 27 octobre, en présence du premier ministre canadien Justin Trudeau. Leur feu vert devait être la première étape d’un long processus de ratification (il reste ensuite aux chefs d’État et de gouvernement, puis au Parlement européen, et enfin aux parlements nationaux, de se prononcer). Mais les ministres ont choisi de reporter leur décision, confrontés à un blocage de la Belgique. Or, l'unanimité des 28 est nécessaire.