Une pluie de stock-options pour les dirigeants de la Société générale

Alors que l'Etat a apporté 1,7 milliard d'euros d'argent public pour aider la banque, le conseil d'administration de la Société générale a décidé, mercredi 18 mars, de gratifier ses dirigeants. Daniel Bouton, président de la Société générale, et Frédéric Oudéa, directeur général, se voient octroyer respectivement 70.000 et 150.000 stock-options. Ce plan a été calculé sur la base des cours les plus bas depuis dix ans. Dès aujourd'hui, les deux dirigeants sont gagnants. A la tête du comité de rémunération, on retrouve Jean-Martin Folz, le président de l'AFEP, co-auteur avec le Medef du nouveau code sur les rémunérations des dirigeants.

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Comme si rien n'était. La Société générale avance « droite dans ses bottes ». Insensible à la crise, sourde aux débats qui font fureur de part et d'autre de l'Atlantique sur la rémunération des dirigeants, inconsciente des enjeux politiques, et même oublieuse d'avoir reçu 1,7 milliard d'euros d'argent public pour restaurer ses fonds propres, la banque a décidé de poursuivre sa politique de rémunération de ses dirigeants, dans la droite ligne de ce qui a été fait les années précédentes.

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