Jean-Louis Borloo : «Alain Minc m'a tuer»

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A peine révélée, la candidature de Jean-Louis Borloo à la présidence de Veolia est morte. Mais l’affaire laisse des traces. La gauche dénonce le retour du clan du Fouquet’s et de la présidence du Cac 40. Furieux d’être pris dans cette polémique, Nicolas Sarkozy se défend d’avoir téléguidé le parachutage de l’ancien ministre de l’environnement. Il a donné ordre de refermer le dossier durant la campagne présidentielle. Antoine Frérot est donc sauvé momentanément.

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« J’ai fait la connerie d’aller voir Alain Minc. » Lundi matin, Jean-Louis Borloo ne se faisait plus d’illusion sur son sort, auprès de ses proches : depuis les fuites dans la presse, son éventuel parachutage à la présidence du groupe Veolia était mort. Les réactions politiques ont été immédiates : elles condamnent sans appel l’arrivée de l’ancien ministre de l’environnement à la tête d’un des groupes les plus politiques de France, qui traite avec toutes les collectivités locales.