Saint-Gobain : la très mauvaise affaire de Seillière

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Le conseil d’administration de Saint-Gobain doit approuver, ce jeudi 20 mars, l'entrée de la holding Wendel au conseil du groupe. En apparence, la firme industrielle et le fonds d'investissement d'Ernest-Antoine Seillière ont donc fait la paix. Paix trompeuse : en réalité, l'ancien président du Medef, qui rêvait de prendre le contrôle de Saint-Gobain, a pour l'instant perdu la main. Et perdu de l'argent.

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En apparence, ce n’est qu’une nouvelle juridique, destinée aux seuls concernés : le conseil d’administration de Saint-Gobain doit approuver ce jeudi 20 mars dans l’après-midi les modalités pour faire entrer la holding Wendel, devenue premier actionnaire du groupe de matériaux de construction au conseil, et la façon dont il sera représenté à l’avenir. Derrière la sécheresse de l'annonce se cache en fait une formidable bataille de pouvoir et d’argent, qui passionne depuis des mois le monde des affaires. Tout s’est passé en coulisses. La violence des échanges n’en a peut-être été que plus grande, d’autant que l’enjeu est de taille : qui contrôlera Saint-Gobain et décidera de l’avenir de ce groupe industriel tri-centenaire ?