L'Italie met un coup d'arrêt à l'offensive de Bolloré

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Accusé d’enfreindre la loi sur les concentrations par l’autorité de régulation des médias et des télécoms italiens, l’homme d’affaires est obligé de choisir entre les télécommunications et les médias. Au nom de la liberté de la presse.

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Jusqu’alors, la conquête italienne de Vincent Bolloré semblait ne devoir rencontrer aucune résistance. Mardi, l’autorité de régulation des médias et des télécoms italiens (AGCOM) y a mis un coup d’arrêt en estimant que Vivendi enfreignait la loi sur les concentrations. Pour l’autorité de régulation, il n’est pas possible d’être à la fois l’actionnaire dominant dans les télécommunications – le groupe est le premier actionnaire de Telecom Italia – et acteur puissant dans les médias – il détient 28,8 % de Mediaset, le groupe de médias de Silvio Berlusconi. Le régulateur a donné un an au groupe présidé par Vincent Bolloré pour se désengager de l’une ou l’autre activité. Il exige qu’il lui présente dans les 60 jours son plan de désinvestissement. En cas de non-respect, il encourt une amende allant de 2 à 5 % de son chiffre d’affaires.