Crédit mutuel: la sécession coûterait une fortune à Arkéa

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S’estimant seule en droit de l’autoriser, la Confédération nationale du Crédit mutuel pose ses conditions à une éventuelle sécession d’Arkéa, sa branche bretonne. Le coût pourrait en être si élevé que le projet controversé d’indépendance risque de devenir encore plus sulfureux.

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Dans la guerre qui oppose depuis de longs mois la Confédération nationale du Crédit mutuel (CNCM) à Arkéa, qui regroupe les fédérations de Bretagne et du Sud-Ouest de la banque, le premier des deux protagonistes vient de faire savoir à quelles conditions il pourrait accepter une sécession. C’est son conseil d’administration, réuni le mardi 19 juin, qui les a fixées. Ces conditions sont telles qu’il en coûterait une véritable fortune à Arkéa, si d’aventure la banque bretonne persistait dans son intention de devenir indépendante. Voici donc son président, Jean-Pierre Denis, au pied du mur : s’il souhaite poursuivre sa folle aventure, il risque d’ébranler les fondements mêmes de sa banque.