Dexia: vers un deuxième Crédit lyonnais?

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En urgence, le gouvernement a fait voter le sauvetage de Dexia. Ses engagements s'élèvent à 40 milliards d'euros, soit deux fois le montant des garanties accordées au moment de la faillite du Crédit lyonnais. « Le coût final de cette opération est inconnu », de l'aveu du rapporteur de la commission des finances. Décryptage d'un sauvetage public pour lequel le gouvernement n'a retenu aucune des leçons de la crise de 2008.

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Ce n'est pas le Crédit lyonnais! Tout au long de la présentation du texte pour sauver Dexia, Gilles Carrez, rapporteur (UMP) de la commission des finances de l'Assemblée nationale, n'a cessé d'essayer de rassurer les députés. Non, ce n'est pas exactement le Crédit lyonnais. Il s'agit cette fois de sauver une banque privée, et non un établissement public. Mais, pour le reste, les similitudes sont si nombreuses : même folie des grandeurs chez les dirigeants, doublée dans le cas de Dexia d'une avidité personnelle réelle; mêmes dérives financières sur plusieurs années; même aveuglement de toutes les autorités de contrôle; mêmes mensonges répétés à tous les observateurs. Et les conséquences de ce sauvetage risquent d'être aussi lourdes que par le passé.