Les pièges de l’économie comportementale

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Un article revient sur un courant très à la mode, l’économie comportementale, qui cherche à influencer les attitudes des citoyens. L’analyse pointe les dangers et les limites de cette approche. 

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L’économie comportementale est à la mode. Sur le site La vie des idées, plusieurs auteurs décryptent cet intérêt. Pour eux, celui-ci provient principalement d’une attraction politique qui y voit un moyen de maîtriser les agents économiques et sociaux. Plusieurs États ont mis en place des unités de réflexion autour du « nudge », ce « coup de pouce » théorisé par le lauréat du prix de la Banque de Suède de 2017, Richard Thaler, qui cherche à obtenir un comportement voulu par une petite incitation. Les résultats et les applications de ces théories sont minimes. Mais les auteurs préviennent : « Le danger principal n’est paradoxalement pas tant l’application de ces théories – dont certaines limites apparaissent déjà –, que la croyance qu’elles peuvent remplacer les autres savoirs sur le social et abraser la complexité des systèmes sociaux par une apparente simplicité d’action. »