L’Autorité des marchés financiers protège (un peu) les lanceurs d’alerte

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C’est une révolution dans le monde de la finance : désormais, l’Autorité des marchés financiers tient un fichier des lanceurs d’alerte et leur fournit une attestation. Mediapart révèle le cas d’un salarié du groupe BPCE qui est l’un des premiers, sinon le premier, à profiter de ce dispositif issu de la loi Sapin II. Ce qui ne l’a pourtant pas empêché d’être licencié.

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C’est une révolution dans le monde de la finance, où jusqu'à présent tous les salariés qui dénonçaient des irrégularités étaient le plus souvent remerciés par un licenciement immédiat. Désormais, l’Autorité des marchés financiers (AMF) protège enfin les lanceurs d’alerte, en tenant un fichier qui recense les saisines dont elle a fait l’objet, et leur fournit même en certains cas une attestation. Mediapart révèle le cas d’un lanceur d’alerte travaillant dans le périmètre du groupe BPCE qui vient de recevoir une semblable attestation. Son cas est particulièrement emblématique, car la direction de cette banque avait la détestable habitude depuis de longues années de licencier prestement tous les salariés qui lui signalaient des dérives, comme nous l’avons chroniqué dans de nombreuses enquêtes.