Egis: une privatisation sans précédent au profit d’un fonds spéculatif

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La Caisse des dépôts et consignations prépare secrètement la cession de la société d’ingénierie Egis. La privatisation est doublement contestable : parce qu’elle va permettre à un fonds spéculatif de faire une galipette financière insensée ; parce que l’entreprise est un acteur important de la transition écologique.

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Dans la longue liste des privatisations que la France a connues depuis 1986, de nombreuses ont été entourées par un parfum de scandale. Cession à prix cassés des « bijoux de famille » à des amis du pouvoir ; autoprivatisation de biens publics à leur propre profit par des hauts fonctionnaires chargés du dossier ; destruction de services publics ou d’infrastructures publiques hautement rentables au profit de féroces appétits financiers : au cours de ces trente-cinq dernières années, une variété de cas de figure plus contestables les uns que les autres a émergé.