Une médecin du travail dénonce la gestion sociale de PSA

Par

Médecin du travail sur le site de Metz-Trémery, en Lorraine, Isabelle Kryvenac, qui doit suivre plus de 4 000 salariés, décrit la gestion sociale du groupe PSA. Menacée d'éviction, elle est soutenue dans l'usine par les salariés. 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le 15 juin, lors d’un comité central européen, au siège de l'avenue de la Grande-Armée à Paris, la direction du groupe PSA-Peugeot-Citroën s’est émue de la pénurie de médecins du travail, notamment sur le pôle industriel de Metz-Trémery (Moselle) qui compte plus de 4 000 salariés. Sans pour autant s’interroger sur les raisons qui poussent ces derniers à claquer la porte du constructeur automobile ou à renoncer à y mettre les pieds. En 2012, ils étaient cinq à exercer au sein du “service inter-établissement” de Metz-Trémery. Au 1er janvier 2015, il n’en restait plus qu’un ! Entre-temps, un turn-over incessant. Entre 2013 et 2014, pas moins de cinq médecins ont quitté le pôle mosellan. En 2012, un médecin a tenu quinze jours.