Grands patrons : une nouvelle aristocratie française

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Entre 1981 et 2007, la domination des dirigeants issus de l'élite administrative sur les grands groupes du CAC 40 n'a cessé de s'accentuer. Ils représentent désormais 46% des PDG contre 37% en 1981, selon une étude réalisée par deux chercheurs, François-Xavier Dudouet et Eric Grémont, sur les patrons et l'Etat. Cette prééminence s'est transformée progressivement en la création d'une «aristocratie des affaires».

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Tout a changé, sauf eux. Alors que l'économie a connu depuis vingt-cinq ans de formidables bouleversements, marqués par les privatisations, la mondialisation et la montée de la finance internationale, les dirigeants des grands groupes français, eux, font preuve d'une étrange permanence. Une immuabilité, serait-on tenté de dire à la lecture de l'étude sur les grands patrons et l'Etat entre 1981 et 2007.