Entre Athènes et ses créanciers, l'absurde discussion sur la TVA

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Les négociations entre le gouvernement grec et ses partenaires ont achoppé sur la question des retraites et celle de la TVA. FMI et Commission européenne insistent notamment sur une réforme de la taxe sur la valeur ajoutée afin d'augmenter les rentrées fiscales. La TVA hellène est pourtant déjà l'une des plus élevées du continent.

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Le diable se niche dans les détails. Entre Athènes et ses créanciers, le sujet n'est plus, depuis longtemps, la recherche d'une politique alternative à l'austérité, laquelle n'a fait qu'enfoncer la Grèce dans la récession depuis cinq ans. Comme les années précédentes, les discussions se sont focalisées sur l'excédent budgétaire que l’État grec est censé dégager à travers de nouvelles coupes dans ses dépenses et des impôts supplémentaires. Et, plus que jamais, ces échanges tournent à l'absurde : les créanciers, jamais satisfaits des innombrables reculs de Tsipras, s'accrochent à d'ultimes modifications, des virgules, des montants dérisoires au regard des problèmes en jeu. Ainsi, côté grec, la dernière proposition se fondait sur des recettes annuelles équivalentes à 0,93 % du PIB, mais les créanciers maintiennent l'objectif de 1 % du PIB. Le dernier état des discussions révèle un désaccord entre les deux parties sur un gap de 107 millions d'euros, et les créanciers continuent d'exiger de la Grèce des réformes jamais demandées aux autres pays européens. La bataille se joue bel et bien sur le terrain idéologique.