Face à la désindustrialisation, le gouvernement français désarmé et inactif

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Face au phénomène durable et complexe de la désindustrialisation, le premier ministre se contente d'effets d'annonce et de diagnostics. Mais il renonce à toute véritable politique industrielle.

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Voici une semaine, le lundi 20 novembre dernier, le premier ministre Édouard Philippe rendait public un plan de soutien à l’industrie française. En cela, il sacrifiait à une tradition désormais bien établie : chaque nouveau gouvernement tente de redonner à l’industrie française son lustre d’antan. Pour s’en tenir aux plus récentes époques, on se souvient qu’Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif, avait lancé en 2013 ses « 34 plans pour la nouvelle France industrielle » et qu’Emmanuel Macron, son successeur en tant que ministre de l’économie et de l’industrie, avait établi deux ans plus tard un plan en cinq piliers pour « l’industrie du futur ».