A Paris, premier «nassage» d’une bourse du travail

En fin de matinée, les CRS ont encerclé la Bourse du travail de Paris dans l’intention de filtrer et d’interpeller les participants de l’AG interpro’. La nasse ordonnée par le préfet a provoqué une manifestation devant les locaux syndicaux.

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Vers 11 h 30, les CRS se sont placés en catimini aux abords de la Bourse du travail de Paris. À petits pas, comme des voleurs. Peu à peu, ils ont encerclé le bâtiment, dans l’intention de fouiller, filtrer et interpeller les militants qui en sortaient. En déployant ainsi la police, le préfet Michel Cadot – ancien directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie au ministère de l’intérieur – a pris une décision symbolique et lourde : sauf réquisition judiciaire, les locaux syndicaux, tels que la Bourse du travail, sont réputés inviolables par l’Organisation internationale du travail. Le contrôle des militants qui s’y rendent ou en sortent constitue une entrave à la liberté syndicale. En outre, la fouille des manifestants est en principe limitée par l’arrêté du préfet à la zone de manifestation commençant à Bastille et aux rues alentour.

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