Free doit encore garder sa filiale trop revendicative

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Saisie en urgence par les syndicats, la justice estime que le groupe Iliad n’a pas respecté les procédures légales pour céder son centre d’appels de Colombes, l’un des foyers les plus virulents de la contestation interne. Alors que la direction espérait se débarrasser de ses salariés en septembre, elle doit patienter.

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Free espérait dire au revoir rapidement à ceux que sa direction considère comme des empêcheurs de tourner en rond, mais la justice lui impose de patienter. Lundi 28 mai, le tribunal de grande instance de Nanterre a jugé en référé (la procédure d’urgence) que la façon dont le groupe Iliad avait prévu de se séparer de Mobipel, son centre d’appels situé à Colombes (Hauts-de-Seine), est illégale. Une déconvenue certaine pour le groupe fondé par Xavier Niel, maison mère du célèbre opérateur internet et téléphone Free : le centre d’appels de Colombes, que le groupe veut céder au groupe Comdata, est le théâtre de conflits sociaux importants et de contestations diverses de la direction.