En Moselle, la vente de Smart par Daimler est une «bombe sociale à retardement»

Par

Le site de Hambach visité jeudi par la ministre Agnès Pannier-Runacher est tout un symbole. En 1997, l’usine fut lancée pour combattre la désindustrialisation de la Moselle. En 2015, elle fut le théâtre d’un référendum sur l’abandon des 35 heures. Affecté par la crise sanitaire, son propriétaire, le groupe allemand Daimler, veut désormais la céder au plus vite.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

L’usine que va visiter ce jeudi 30 juillet Agnès Pannier-Runacher est encore sous le choc d’une annonce inattendue. Et le territoire que la ministre chargée de l’industrie va arpenter s’en remet avec beaucoup de mal. Début juillet, le groupe Daimler, qui détient les marques Mercedes et Smart, a annoncé qu’il mettait en vente son usine Smart, installée depuis 1997 à Hambach, près de Sarreguemines (Moselle).