Dans les centres commerciaux, «le travail devient moins intéressant et plus répétitif»

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Le sociologue Julien Choquet s’est penché sur les conditions de travail dans l’un des plus grands centres commerciaux d’Europe : Lyon Part-Dieu. Entretien.

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Derrière les vitrines clinquantes des centres commerciaux, se cache une réalité sociale peu reluisante. Julien Choquet a consacré en 2011 sa thèse de sociologie aux conditions de travail et d’emploi des salariés des commerces et des services dans les centres commerciaux, en s’immergeant deux ans durant dans l’un des plus grands d’Europe : Lyon Part-Dieu. Il abrite plus de 250 points de vente et plus de 2 500 salariés, accueille plus de 30 millions de visiteurs et génère plus de 700 millions d’euros de chiffre d’affaires par an. Fait remarquable : il a été traversé par un mouvement social inédit le 24 décembre 2011, une grève des salariés de différentes enseignes pour dénoncer les conditions de travail dans ce temple de la consommation. Il en a résulté une expérience de syndicalisme de site toujours en cours initiée par la CGT. Au menu des revendications : des places de parking gratuites, la création d'une garderie ou encore d'un espace de restauration collective.