« Journalistes, collabos ! » C’est ce qu’on pouvait entendre, mardi matin, dans le défilé du Front national, dans le IXe arrondissement de Paris. Des militants recadrés par Bruno Bilde, chef de cabinet de Marine Le Pen, qui leur demande de cesser. Quelques heures plus tard, autre décor – la place du Trocadéro –, mais toujours des attaques violentes contre les journalistes. Ce qu’on croyait réservé à certains militants frontistes est devenue la règle à l’UMP. Depuis plusieurs semaines, Nicolas Sarkozy a fait des médias sa nouvelle cible. Résultat : des militants galvanisés qui se défoulent sur les journalistes, comme ce 1er mai au Trocadéro (lire aussi notre reportage).