Pendant des mois, les membres du groupe de Tarnac, poursuivis depuis novembre 2008 pour des sabotages sur des lignes TGV (voir notre Boîte noire, point 1), se sont demandé qui était le mystérieux internaute qui, sur une demi-douzaine de blogs, commentait à coup de citations et de photos les divers développements de l’affaire de Tarnac. Un blogueur érudit, très porté sur le situationnisme, qui partageait avec eux nombre de leurs références littéraires et qui, plus inquiétant, semblait très bien connaître les membres du groupe, qualifié de « structure clandestine anarcho-autonome » par la police antiterroriste. Des blogs truffés de références aux lieux où ils vivent, à leurs lieux de rencontre, à leurs écrits, à des actions militantes remontant au début des années 2000, etc. Des références pour la plupart introuvables sur la toile.