L’affaire Barbarin classée sans suite, le combat des victimes continue

Faute de charges suffisantes et de preuves sur l’intention de dissimuler les faits, le parquet de Lyon vient de classer sans suite les plaintes visant le cardinal Philippe Barbarin. Si la justice reconnaît qu'il a été informé entre 2005 et 2010 du passé pédophile du père Preynat, la prescription le sauve au plan pénal.

Daphné Gastaldi, Mathieu Martiniere et Mathieu Périsse (WE REPORT)

1 août 2016 à 20h37

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De retour des journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Cracovie, le cardinal Barbarin a de quoi être soulagé. Ce lundi 1er août, le parquet de Lyon vient de classer sans suite six plaintes pour « non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs » et « non-assistance à personne en danger » le visant. Six mois que la capitale des Gaules retenait son souffle pour connaître le sort de son archevêque. Depuis mars, une enquête préliminaire est ouverte pour déterminer si le diocèse a caché des agressions sexuelles sur mineurs à la justice, commises par l’abbé Preynat. Ces plaintes ne visaient pas que le primat des Gaules mais aussi son directeur de cabinet Pierre Durieux, une déléguée du diocèse, Régine Maire, ou encore le vicaire Xavier Grillon.

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