France

Comment Total a évincé la SNPE du procès AZF

Quelques jours avant le procès, le plus sérieux adversaire de Total, la Société nationale des poudres et explosifs, s'est retiré du procès en échange d'un règlement à l'amiable de 150 millions d'euros avec Total. Selon l'avocate des victimes, la SNPE était «la seule à même de contredire Total et son armée d'experts».

Frédéric Bourgade

L'information est passée presque inaperçue comme si elle allait de soi. Quelques jours avant l'ouverture du procès AZF, la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE) a décidé de ne plus être partie civile. La décision a été présentée comme étant purement technique. Ainsi, au terme d'une négociation longue de plusieurs mois, les deux entreprises tombaient d'accord sur le versement d'une indemnité de 155 millions d'euros qui mettait un terme au contentieux consécutif à l'explosion du hangar 221. En fait, Total a réussi, bien qu'elle s'en défende, à écarter du procès une partie civile qui pouvait – techniquement – la mettre en difficulté.

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