Tarnac: la police antiterroriste avoue une «erreur» et des «distorsions»

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Les limiers de l'antiterrorisme ont bien du mal à justifier les procès-verbaux qui ont envoyé le «groupe de Tarnac» en prison. Retour sur des invraisemblances qui ont conduit Julien Coupat à passer six mois derrière les barreaux.

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En décembre 2009, Mediapart avait détaillé les invraisemblances de l'enquête policière sur «l'ultra-gauche» qui avait conduit Julien Coupat à passer six mois en prison. Procès-verbal de surveillance en mains, nous avions refait les trajets de la filature du chef supposé du «groupe de Tarnac» par les limiers de l'antiterrorisme. Histoire de démontrer que le minutage minutieux de leur surveillance et que leurs observations dûment consignées ne tenaient pas la route. Une enquête pour illustrer les impossibilités factuelles de ce PV qui reste la pièce centrale de l'accusation visant à impliquer les jeunes de «Tarnac» dans le sabotage de lignes TGV (à lire ici).