L'énigme François Hollande

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Multipliant les déclarations en faveur de la rigueur budgétaire, donnant la parole à des économistes réactionnaires, François Hollande conduit une campagne qui surprend. Il se dit le plus à même de rassembler toute la gauche, mais il multiplie les signes au camp d'en face. Est-il si sûr de lui qu'il se croit déjà dans la campagne du second tour de l'élection présidentielle ou réédite-t-il les erreurs commises par Lionel Jospin en 2002?

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Obnubilés par les fluctuations erratiques des sondages – qui, dans le cas présent, ont encore moins de pertinence qu’à l’accoutumée –, se passionnant beaucoup plus pour les «petites phrases» et les querelles d’écuries que pour les débats d’idées ou de doctrines, la plupart des grands médias n’y ont pas encore prêté attention, mais le constat n’en saute pas moins aux yeux: il y a une énigme François Hollande.

Une énigme qui tient à la campagne qu’il a décidé d’engager; qui tient à la petite musique qu’il veut faire entendre. Une énigme qui se résume en fait en cette question principale: mais pourquoi donc a-t-il choisi de se faire le champion d’une politique «droitière»? Pourquoi donc a-t-il décidé, si l’on peut dire, de se «strauss-kahniser» à ce point?