Procès pour harcèlement: «Est-ce que vous parlez du cul du capitaine?»

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Une jeune femme racontait mardi devant le tribunal de grande instance de Paris le harcèlement sexuel dont on a été victime dans une brigade de gendarmerie.

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L’interrogatoire est sec. Rythmé. Intense. Face à la présidente du tribunal, le maréchal des logis-chef vacille. Depuis quelques secondes, la magistrate a commencé à lui rappeler quelques-uns des termes qu’il est accusé d’avoir employés à intervalles réguliers à l’égard d’une « mono-galon » (poste en bas de la hiérarchie) de sa gendarmerie de Joigny (Yonne) : « Je te niquerais bien », « Quand est-ce qu’on baise ? », « Je vois bien tes dents autour de ma bite », « Je te niquerais bien parce que vous les Noirs, il paraît que c’est rose à l’intérieur », « J’aimerais voir tes rustines et mordiller tes tétons », etc. À chaque fois ou presque, il y a eu des témoins. La présidente enchaîne, Ludovic répond à peine.