Le chantage à l’emploi s’impose comme politique économique

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Plusieurs entreprises utilisent les ordonnances de 2017 pour instituer un chantage à l’emploi : baisser les salaires ou accepter les licenciements. Le gouvernement s’en défend, mais c’est là la pierre angulaire de sa politique économique. Et c’est une logique dangereuse.

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Place au chantage à l’emploi. Bruno Le Maire a annoncé ce 2 juin que la contraction du PIB attendu par le gouvernement serait finalement de 11 %, contre les 8 % prévus jusqu’ici. De son côté, la ministre du travail Muriel Pénicaud s’attend à une remontée à plus de 10 % du taux de chômage, ce qui lui ferait atteindre les plus hauts niveaux de 2015 (10,4 %) et même de 1997 (10,7 %). La crise sociale prend donc la place de la crise sanitaire et, avec elle, la violence à l’encontre du monde du travail.