Croquis. Macron et le Congrès, puissance ou dérapage?

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À quelques heures de la réunion contestée du Congrès, « l’hyper-présidence » d’Emmanuel Macron nous replonge dans les années Sarkozy, en plus aigu. Il y a de la fascination dans l’air. À moins qu’avec le nouveau président, comme pour son prédécesseur, les dérapages ne soient pris pour des coups d’éclat ?

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« Jupiter ». L’épidémie s’est répandue très vite. Installée avant même l’élection d’un jeune homme qui devait sa fortune à une série de coups de théâtre plutôt qu’à son seul entregent, par ailleurs incontestable... Il a suffi que l’ancien ministre de l’économie veuille se différencier de la « présidence normale » de François Hollande, dans un entretien au magazine Challenge du 15 octobre 2016, et qu’il parle de « présidence jupitérienne » pour que le mot soit répété à l’infini, de proche en proche, comme un mantra. Et qu’au final, une fois élu, le nouveau président ne s’appelle plus Emmanuel, tel un quidam, mais Jupiter, comme le Dieu des Dieux qui fait parler la foudre, l’émule de Zeus ou de Shiva.