Licenciés pour avoir mangé les restes

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Deux salariés du célèbre cabinet d'avocats Gide Loyrette Nouel ont été licenciés pour avoir fait main basse sur de la nourriture destinée à la poubelle. Plus tôt, une autre salariée perdait son poste pour une erreur d'adresse.

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Un cabinet d'avocats, deux employés et trois petits fours. Trois petits fours... enfin, façon de parler. Il s'agit en réalité des restes des repas et buffets que se partagent régulièrement avocats, collaborateurs et clients lors de réunions de travail. Les deux employés en cause ne sont pas de ceux-là. Ils sont affectés à la gestion du parc informatique et se sont rendus coupables d'avoir fait main basse sur ces mets et boissons, après le passage des premiers. Des restes destinés à la poubelle. Deux salariés handicapés, Anthony T. (34 ans) et Mohamed B. (57 ans), respectivement pères de deux et trois enfants, embauchés en CDI en 2007 et 2008, bien évalués, même promus, jusqu'à leur licenciement pour « cause réelle et sérieuse » il y a un mois. Et ce n'est pas n'importe quel cabinet d'avocats qui les a mis à la porte: le plus grand, le plus international des cabinets français, premier pour les affaires, le prestigieux cabinet Gide Loyrette Nouel ; celui dans lequel travaillait Jean-François Copé et avec lequel collabore Hubert Védrine. Dix-neuf bureaux ainsi que 650 avocats et juristes à travers le monde.