En Rhône-Alpes, on attend «la petite catastrophe» de l’abstention et du vote FN

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En Haute-Savoie, non loin de la frontière suisse, c’est le choc des titans : Laurent Wauquiez et son « bouclier sécuritaire » contre Jean-Jack Queyranne, le socialiste sortant et ses « valeurs républicaines ». Entre les deux, des électeurs aux abonnés absents, encore traumatisés par les attentats de Paris et plus que jamais excédés par les mœurs de la classe politique.

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De notre envoyée spéciale à Fillinges, Annemasse (Haute-Savoie) et Bellegarde (Ain).- C’est un village riant et propret, avec vue sur les Aravis et le Mont-Blanc, à dix minutes d’Annemasse, et une demi-heure de Genève. Une zone frontalière dont la « qualité de vie » est régulièrement vantée, du moins par ceux qui ont la chance de travailler en Suisse. À Fillinges, 3 500 habitants, il y a une église, un bar-tabac, une salle des fêtes, une mairie, une école communale d’où s’échappent des rires et des cris d’enfants et des drapeaux français installés à certaines fenêtres. Et depuis une dizaine de jours, il y a aussi celui que l’on appelle tour à tour « ce jeune homme » ou « cette personne » et dont la présence « met une certaine tension » comme le résume un Fillingeois qui veut rester anonyme.