Des manifestants ordinaires ébahis de se retrouver devant le tribunal

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Le 1er mai, en fin de journée, la police a interpellé onze personnes place de la Nation, à Paris. Trois d'entre elles, accusées d'avoir jeté des pierres en direction des policiers, comparaissaient mardi soir devant le tribunal. Sans bien comprendre ce qui leur arrivait. 

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L’attitude des policiers a beaucoup fait parler et pleurer dimanche 1er mai. Les gaz lacrymogènes ont en effet rythmé le défilé d’une fête du travail bien peu festive. La police a interpellé 11 personnes place de la Nation, à Paris, où le ministre Bernard Cazeneuve a regretté « des incidents inacceptables de la part d'une minorité marginale et violente », tandis que le préfet de Paris, Michel Cadot, pointait des « tirs de gaz lacrymogène et jets de projectiles sur les forces de l'ordre ».