Les migrants réfugiés au lycée Jean-Jaurès, à Paris, sont évacués par la force

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L'évacuation du lycée désaffecté Jean-Jaurès, dans le XIXe arrondissement de Paris, a été émaillée de violences, mercredi 4 mai au matin. Le sort réservé aux 300 migrants expulsés restait flou dans l'après-midi. La préfecture de police renoue avec ses pratiques expéditives du printemps dernier quand les réfugiés étaient pourchassés dans les rues de la capitale.

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L’évacuation du lycée désaffecté Jean-Jaurès dans le XIXe arrondissement de Paris, qui s’est déroulée mercredi 4 mai entre 6 et 11 heures, a donné lieu à un déploiement massif de forces de l’ordre. De nombreux cars de CRS et voitures de police ; des grenades lacrymogènes envoyées sans sommation sur les quelque 150 manifestants réunis à proximité ; des rues bloquées empêchant temporairement les riverains d’aller travailler ou d’emmener leurs enfants à l’école ; la station de métro Pyrénées fermée ; des militants interpellés ; des élus stoppés à l’entrée ; des journalistes gênés dans leur travail… Et des migrants (un peu moins de 300) contraints de monter dans des bus vers d’hypothétiques destinations. Plusieurs heures après la fin de l’opération, les élus présents sur place ne savaient toujours pas où les personnes avaient été conduites.