Dossier: l'Europe face à la tragédie des réfugiés

Les migrants réfugiés au lycée Jean-Jaurès, à Paris, sont évacués par la force

L'évacuation du lycée désaffecté Jean-Jaurès, dans le XIXe arrondissement de Paris, a été émaillée de violences, mercredi 4 mai au matin. Le sort réservé aux 300 migrants expulsés restait flou dans l'après-midi. La préfecture de police renoue avec ses pratiques expéditives du printemps dernier quand les réfugiés étaient pourchassés dans les rues de la capitale.

La lecture des articles est réservée aux abonné·e·s. Se connecter

L’évacuation du lycée désaffecté Jean-Jaurès dans le XIXe arrondissement de Paris, qui s’est déroulée mercredi 4 mai entre 6 et 11 heures, a donné lieu à un déploiement massif de forces de l’ordre. De nombreux cars de CRS et voitures de police ; des grenades lacrymogènes envoyées sans sommation sur les quelque 150 manifestants réunis à proximité ; des rues bloquées empêchant temporairement les riverains d’aller travailler ou d’emmener leurs enfants à l’école ; la station de métro Pyrénées fermée ; des militants interpellés ; des élus stoppés à l’entrée ; des journalistes gênés dans leur travail… Et des migrants (un peu moins de 300) contraints de monter dans des bus vers d’hypothétiques destinations. Plusieurs heures après la fin de l’opération, les élus présents sur place ne savaient toujours pas où les personnes avaient été conduites.

Abonnement mediapart

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

À ne pas manquer

Blanquer, l’école à la renverse
Profs, élus, ils bricolent pour faire tenir l’école en temps de pandémie
Parmi les ressorts de la colère contre le ministre de l’éducation nationale, l’impression de devoir composer depuis des mois avec des bouts de ficelle arrive en bonne place. Pour pallier les manques et retards de l’État, enseignants et élus locaux se mobilisent comme ils peuvent.
par Mathilde Goanec
Financement de la vie politique — Enquête
Macron 2017 : l’enquête interdite
Un service du ministère de l’intérieur a alerté, en 2019, sur des prestations de sécurité pendant la campagne présidentielle « vraisemblablement réalisées dans des conditions illégales ». L’affaire, potentiellement embarrassante pour l’Élysée, a été enterrée. Nos révélations.
par Fabrice Arfi, Antton Rouget et Marine Turchi
Blanquer, l’école à la renverse — Reportage
Grève à l’école : « Nous sommes au point de rupture »
Des dizaines de milliers de personnes dans les rues, une forte proportion de grévistes, et une mobilisation qualifiée d’« historique » par ses organisateurs. Jeudi, les personnels des écoles, collèges et lycées ont exprimé leur « ras-le-bol » de Jean-Michel Blanquer.
par Lucie Delaporte, Dan Israel, Khedidja Zerouali et Manuel Sanson
Santé
Variant Omicron : le dernier grand faucheur ?
Apparu après Alpha et Delta, Omicron ne clôturera pas le bal des variants. Mais il pourrait marquer le début de la fin pour les formes graves du Covid-19, estiment plusieurs experts. Voici pourquoi.
par Lise Barnéoud

Nos émissions

À l'air libre
par à l’air libre
Grand entretien
par Fabien Escalona et Romaric Godin
Ouvrez l’Élysée
par Usul et Ostpolitik