Un travailleur social sanctionné pour une manifestation

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Sidi Boussetta a été menacé de licenciement puis s'est vu signifier une interdiction de remettre les pieds sur son lieu de travail après avoir déclaré en préfecture une manifestation le 22 avril 2017 en hommage à Angelo Garand, tué par les gendarmes.

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Sidi Boussetta, 37 ans, travaille auprès des migrants dans un centre d’accueil et d’orientation (CAO) en plein centre-ville de Blois. Il a été embauché en CDD en février 2017 par une association locale, l’ASLD (Association d'accueil, de soutien et de lutte contre les détresses), à qui l’État a confié le suivi social des migrants. En octobre 2016, le préfet du Loir-et-Cher avait réquisitionné 15 logements dans un immeuble pour accueillir une quarantaine d’exilés afghans, érythréens et soudanais expulsés des campements de Calais et de Stalingrad-Jaurès à Paris. Avec un collègue, Sidi Boussetta occupe « un bureau en bas de l’immeuble » et aide ces hommes éloignés de leur pays « à gérer leur budget, la paperasserie, les démarches auprès de l’Ofpra », explique le salarié.