Affaire de Karachi: les «fables» de la Sarkozie

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Après les révélations de Mediapart sur l'implication de Nicolas Sarkozy dans le volet financier de l'affaire de Karachi, le mot d'ordre est venu de l'Elysée : il faut déminer. Quitte à multiplier les contre-vérités.

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De nombreuses réactions de la classe politique française ont accompagné les révélations de Mediapart, mercredi 2 juin, sur l'implication de Nicolas Sarkozy dans le volet financier de l'affaire de Karachi. D'après les conclusions d'un rapport de synthèse de la police luxembourgeoise datant de janvier 2010, l'actuel chef de l'Etat a «directement» supervisé et validé, à l'époque où il était ministre du budget (1993-1995), la création au Luxembourg d'un système financier opaque. Un dispositif qui aurait été utilisé, selon les enquêteurs luxembourgeois, pour le financement illicite de la campagne présidentielle du premier ministre d'alors, Edouard Balladur, en marge de ventes d'armes par la Direction des constructions navales (DCN).