Filippetti : « Il faut une VIe République et un pouvoir moins monarchique »

Ministre de la culture pendant deux ans et demi, la députée de Moselle a quitté le gouvernement fin août, avec Benoît Hamon et Arnaud Montebourg. Après une cure de silence, elle s’explique sur son départ. « Un choix de conscience », après l’épisode Florange et l’austérité appliquée au budget de la culture. Elle appelle à rééquilibrer la politique de l’offre vers la demande et réclame des bouleversements institutionnels.

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

C'est la rentrée des ministres remaniés. Plus d'un mois après leur départ du gouvernement, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg et Aurélie Filippetti veulent relancer le débat sur la politique menée par François Hollande et Manuel Valls. L'ancien ministre de l'éducation réunit ses amis dans les Landes et l'ex-défenseur du “made in France” au redressement productif a rendez-vous dans le Gard avec ses partisans. Quant à la ministre de la culture de mai 2012 à août 2014, elle s'explique dans un entretien à Mediapart sur son départ volontaire du gouvernement de Manuel Valls. « Un choix de conscience » face à l'échec de la politique économique de l'exécutif, « longuement mûri » après l'épisode de Florange et l'austérité appliquée au budget de la culture, dit Aurélie Filippetti. En creux, elle décrit un président de la République incapable de résister à la « doxa libérale » et à la technocratie.

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là

Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

À ne pas manquer

Violences sexistes et numérique : ça ne streame pas rond — Enquête
Le youtubeur Léo Grasset visé par une enquête préliminaire pour viol
Selon nos informations, une étudiante a déposé plainte à Paris. Elle accuse de « viol » le célèbre vulgarisateur scientifique et youtubeur, déjà visé par une enquête préliminaire pour « harcèlement sexuel ». De nouveaux témoignages font état de « problèmes de respect du consentement », mais également d’« emprise ».
par Sophie Boutboul et Lénaïg Bredoux
À Saint-Étienne, le maire, la sextape et le chantage politique — Chronique
Affaire Perdriau : et à la fin, c’est la liberté d’informer qui l’emporte
Le tribunal judiciaire de Paris a décidé de mettre fin, mercredi 30 novembre, à douze jours d’une censure inédite visant Mediapart. La justice estime que l’avocat du maire de Saint-Etienne lui avait caché des informations essentielles. Mediapart publie l’intégralité de la décision.
par Fabrice Arfi
À Saint-Étienne, le maire, la sextape et le chantage politique — Enquête
À Saint-Étienne, le maire et le poison de la calomnie
Dans une enquête que Gaël Perdriau a tenté de faire censurer, Mediapart révèle que le maire de Saint-Étienne a lancé une rumeur criminelle, dont il reconnaît aujourd’hui qu’il s’agit d’une pure calomnie, contre le président de région Laurent Wauquiez. À l’hôtel de ville, des anciens collaborateurs décrivent un quotidien empoisonné par la rumeur, utilisée comme un instrument politique.
par Antton Rouget
Violences sexistes et numérique : ça ne streame pas rond — Entretien
Sexisme : la streameuse Ultia porte plainte pour cyberharcèlement
La joueuse en ligne est régulièrement victime de campagnes de harcèlement sur les réseaux sociaux et les plateformes de diffusion, depuis qu’elle a dénoncé les propos sexistes d’un streamer. Elle en témoigne dans un entretien vidéo.
par Lénaïg Bredoux et Youmni Kezzouf