Tuerie à la préfecture de police de Paris: une grande émotion et beaucoup d’interrogations

Par

Après la tuerie de la préfecture de police qui a vu un agent administratif tuer jeudi des policiers, l’incertitude règne. Vendredi, le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’enquête. Sous le sceau de l'anonymat, policiers et magistrats avouent être bien en peine de déterminer s’il s’agit d’un crime de droit commun ou d’un attentat.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Dans l’escalier C du bâtiment, la seule scène de crime dont l’accès n’a pas pu être interdit, des policiers ont déposé, vendredi matin, des bouquets de fleurs. Moins de vingt-quatre heures après la tuerie de la préfecture de police qui a fait cinq morts, dont l’agresseur, un agent administratif, la PP, que l’on caricature souvent comme « un État dans l’État », affiche de discrets stigmates du drame qui vient de s’y jouer. L’autre trace se lit sur les visages, hébétés, des policiers qui résident sur l’île de la Cité.