Des Turcs aux Chinois: l'impact des origines sur la réussite scolaire

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Plusieurs études récentes montrent que les enfants issus de l'immigration turque ont de moins bons résultats scolaires que les enfants originaires d'Asie. Des chercheurs expliquent les raisons de ces différences et insistent sur le fait qu'être issu d'un milieu social défavorisé reste le principal facteur d'échec.

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C’est bien connu, les petits d’origine asiatique excellent dans les disciplines scientifiques. Ce qui n’est pas le cas de leurs camarades d’origine turque, qui peinent à maîtriser la langue française et campent dans l’échec scolaire. Il faut aussi compter avec le jeune Africain subsaharien, qui perturbe sans cesse l’harmonie de la classe. Sans parler du petit d’ascendance maghrébine qui se désintéresse de l’école. Ces clichés tenaces sur les potentiels des enfants d’origine immigrée (13 % des élèves de 15 ans selon l'OCDE) irriguent l’imaginaire collectif. Et aussi, à leur corps défendant, parfois celui de certains enseignants. Le sujet est miné, tant il touche à des tabous. Comment prendre en compte certaines données sans essentialiser les élèves ni prêter le flanc aux préjugés racistes les plus crasses ?