«Attentat», «terrorisme»: des notions à géométrie variable

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Malgré les troubles psychiatriques de son auteur, le Parquet national antiterroriste s’est saisi de l’attaque mortelle de Villejuif. En octobre, il l’avait aussi fait pour la tuerie à la préfecture de police de Paris. Mais pas pour l’attentat contre la mosquée de Bayonne. Comment expliquer ces différences de traitement ?

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Faut-il voir une relation de cause à effet ? Samedi 4 janvier, Laure Beccuau, la procureure de Créteil alors chargée de l’enquête, a donné une conférence de presse pour revenir sur les circonstances de l’attaque mortelle survenue la veille dans un parc à Villejuif (Val-de-Marne). Jusqu’ici, les graves troubles psychiatriques dont souffrait l’auteur depuis son enfance – il a été hospitalisé à plusieurs reprises et avait quitté son dernier établissement en mai, avant d’interrompre en juin le traitement qui lui avait été prescrit – étaient mis en avant pour expliquer que ce n’était pas du ressort de la lutte antiterroriste.