En Corse, après la venue de Macron, certains «craignent le pire»

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Emmanuel Macron a achevé son « grand débat » à Cozzano, jeudi 4 avril, sans rencontrer les dirigeants nationalistes qui ont boycotté le rendez-vous. Depuis le début du quinquennat, la situation reste bloquée. Impossible d’avancer sans avoir au préalable purgé l’ensemble des non-dits entre l’État et la Corse, mais aussi entre les Corses eux-mêmes.

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Cozzano (Corse), envoyée spéciale.– Emmanuel Macron ne comprend pas le problème. « Je suis volontaire, déterminé et ouvert, mais je ne veux pas tomber dans le piège de postures, dit-il. Je pense que les Corses méritent mieux que les guerres de tranchées et de positions. » Autour de lui, les mines sont concentrées, les rangs resserrés. Un chat se faufile entre les chaises, sous l’œil torve d’un officier de sécurité qui s’empare de son oreillette pour régler le sort de l’impudent.