Sur Instagram, les victimes de violences sexuelles se confient

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Grâce au mouvement #MeToo et à l’explosion des réseaux sociaux, certains comptes Instagram se transforment en plateformes de libération de la parole. Sexisme, déculpabilisation de la vie sexuelle des femmes… Les abonnées se confient à des sœurs virtuelles.

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Un soir de 2017, Camille Aumont Carnel discute avec sa bande d’amis. Que des garçons. Ils parlent de sexe, de la jouissance des femmes. « La discussion était lunaire », raconte la jeune femme de 23 ans. « Ils ne savaient pas ce qu’était un clitoris, où il était, ou encore à quoi il servait », se souvient-elle. Ensuite, cela va très vite : Camille prend son smartphone et crée en dix minutes un compte sur le réseau social Instagram intitulé @Jemenbatsleclito – en réponse au « Je m’en bats les couilles » d’usage. Le compte a d’abord deux objectifs : « Détruire les tabous liés au sexe, et éduquer les mecs. »