Au tribunal, Jean-Marie Le Pen et le FN s’écharpent

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Durant la quatrième manche judiciaire opposant Jean-Marie Le Pen au FN, les avocats se sont affrontés sur sa demande de réintégration, convoquant pêle-mêle les procès de Pétain, Nuremberg, Klaus Barbie d’un côté, le « parricide » et la « tragédie grecque » de l’autre. Le jugement a été mis en délibéré au 17 novembre.

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« C’est quand même l’histoire de France qui s’écrit », glisse Frédéric Joachim, l'avocat de Jean-Marie Le Pen, en s'installant à son pupitre en fer. La salle est à la mesure de l’enjeu », contemple-t-il. À sa droite, Jean-Marie Le Pen discourt sur le « parricide » avec son conseiller en communication, Lorrain de Saint-Affrique. Quelques minutes plus tard, l'avocat débute sa plaidoirie : « Aujourd'hui, c'est l'ironie de l'histoire qu'il faut invoquer : c'est un 5 octobre, il y a très exactement 44 ans que le Front national a été créé par Jean-Marie Le Pen, dans une petite salle de la Mutualité. Il ne savait pas que cela le conduirait à lui réclamer justice 44 ans après. »