La sélection à l’entrée du master sera instaurée dès l’an prochain

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Après plusieurs mois de négociations sensibles, un accord a été trouvé entre le ministère de l'éducation nationale et de l’enseignement supérieur, les organisations étudiantes et les présidents d'université pour introduire une sélection à l’entrée du master. Les organisations étudiantes ont obtenu, en contrepartie, un « droit à la poursuite d’études » censé empêcher des jeunes de se retrouver sans formation. 

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Cela s’appelle un sujet miné. Le dossier de la sélection en master encombre depuis des mois le ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Mais la porte de sortie a enfin été trouvée, mardi 4 octobre. Cette issue n'était pas évidente pour un gouvernement de gauche, historiquement opposé à toute sélection. Dans les grandes lignes, dès la rentrée 2017 les universités pourront, selon le terme cher à Najat Vallaud-Belkacem, « recruter » en première année de master leurs étudiants, selon des critères précis, en se fondant sur le dossier des candidats et leurs capacités d’accueil. Les étudiants recalés devraient recevoir trois propositions alternatives. C’est ce qui s’appelle le « droit à la poursuite d’études », condition sine qua non posée par les organisations étudiantes pour entériner la réforme. 150 000 personnes sont concernées.