Le pari presque gagné de Cécile Duflot

Par

La ministre démissionnaire a largement remporté l’applaudimètre devant le conseil fédéral d’Europe Écologie-Les Verts, réuni samedi à Paris. Mais même surmontée, la fronde des parlementaires face à la non-participation gouvernementale des écolos pourrait laisser des traces.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Face au Clemenceau de Valls, elle a choisi de citer Gambetta. Au moment d’entamer son discours devant le conseil fédéral d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), Cécile Duflot a eu du mal à maîtriser l’émotion qui faisait chevroter sa voix. « Ma conscience me fait un devoir de résigner mes fonctions de membre du gouvernement avec lequel je ne suis plus en communion d'idées ni d'espérance », a-t-elle introduit, en référence à la démission de Gambetta lors de la guerre de 1871. Face à une salle pleine à craquer, la ministre du logement démissionnaire a, samedi 5 avril, convaincu le parlement du parti écologiste, emportant largement l’applaudimètre à l’issue d’une intervention tranchante et détaillée sur les raisons de sa décision, « mûrie, lourde et douloureuse ».