Les victimes des tirs policiers face à l’impunité

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Les armes dites « sub-létales », LBD et grenades, employées aujourd’hui contre les « gilets jaunes » ont fait une cinquantaine de blessés graves en quinze ans. Les condamnations ont été rares et particulièrement clémentes pour les policiers. Seuls les tribunaux administratifs ont jusqu’à présent reconnu la responsabilité de l’État dans les blessures provoquées.

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Comme un délinquant ordinaire, le policier va nier et mentir. Le préfet peut-être aussi. À leur suite, le ministre de l’intérieur va contester un tir de lanceur de balle de défense. Le président de la République va nier la violence d’une charge policière. Après de nombreuses victimes de tirs policiers ces quinze dernières années, les « gilets jaunes » blessés constatent chaque semaine le poids de l’impunité des forces de l’ordre responsables de mutilations, et autres blessures graves, infligées par des lanceurs de balles de défense ou des grenades, ces armes dites « sub-létales ».