Le génocide des Tutsis au Rwanda et l’honneur perdu de la gauche en France

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En reconnaissant la « responsabilité accablante » de la France dans le dernier génocide du XXe siècle, le rapport Duclert et le discours d’Emmanuel Macron à Kigali ont permis une avancée considérable, parce qu’officielle, sur l’une des pages les plus sombres de l’histoire française. La gauche, elle, refuse toujours son examen de conscience, au risque de perdre le sens de l’Histoire.

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La gauche française a-t-elle perdu le sens de l’Histoire et, avec lui, son honneur ? Deux événements récents liés au génocide des Tutsis du Rwanda, qui a fait en 1994 un million de morts en 100 jours, autorisent à le penser. Et c’est une très mauvaise nouvelle pour tous ceux qui pensent que la gauche n’est pas que le lieu politique de la bataille pour l’égalité, de la justice et de la société en mouvement, mais aussi une certaine dignité, une « décence commune », pour reprendre la célèbre formule d’Orwell, face à l’Histoire et ses tumultes.